L’INFIDÈLE SOUTIEN


Lundi 14 mai, une journée d’une importance capitale et pourtant qui n’a pas fait la une de la presse nationale. En effet Jean Christophe Fromantin, Maire de Neuilly sur Seine, conseiller général du canton nord, se lance dans la course pour un troisième mandat : celui de député. La consécration absolue pour ses talents, ses succès, sa gestion exemplaire de la ville de Neuilly qui, avant lui, n’était qu’une vilaine bourgade gérée par un ramassis d’incapables. Et surtout la consécration pour son inconsistant soutien à la campagne de Nicolas Sarkozy !

Voici par le menu un bref topo de cet évènement qui s’est tenu à 20 heures au théâtre de Neuilly lundi 14 mai.

Salle à peu prés comble (mezzanines fermées quand même) soit environ 500 personnes d’un âge moyen de soixante ans. Des quadras certes mais peu de vrais jeunes. Une clientèle bien proprette.

Durant plus d’une heure (gros retard au démarrage) ce fut un gentil filet d’eau tiède qui a baptisé l’assistance des vertus nombreuses de Saint Jean Christophe. Tout d’abord, son voisin  de palier – Dominique – a fait le panégyrique de l’illustre homme politique : vision exceptionnelle et probité. Puis vint le tour de monsieur Aulnette, premier adjoint qui, bien entendu, n’allait pas cracher dans la soupe. Après une critique des professionnels de la politique, le bilan éblouissant de 4 années de gestion innovante : les chaises Luxembourg sur le parvis de la mairie, NeuillyLab et l’Espace santé Jeune. Sympa mais pas de quoi fouetter un chat. Enthousiaste, l’orateur précise qu’à Neuilly toutes les attributions sont faites au travers de commissions indépendantes (tiens tiens ça rappelle furieusement le passage de Nicolas Sarkozy, mais peut-être nos actuels dirigeants municipaux n’étaient pas au courant). Et notre 1er adjoint termine sur une note humoristique : l’accessibilité du maire aux Neuilléens ! Ce n’est pas tout à fait le son de cloche qui arrive aux oreilles des furets de Neuilly qui recueillent des remarques acerbes sur la façon dont notre maire reçoit, ou vire sans autre manière, certains visiteurs.

Puis arrive les trois grâces représentant les villes de Puteaux, Neuilly et Courbevoie. Bien sagement chacune a expliqué sa fascination pour l’homme qui incarne désormais la liberté en politique et ce nouveau souffle qui va gonfler les voiles du bateau France.

Enfin Fromantin vint. Toujours modeste, il a tout d’abord expliqué qu’il n’est l’homme d’aucune compromission et qu’il a su résister aux multiples pressions dont il fut l’objet “même du plus haut niveau de l’Etat“. Couplet sur le Grand Paris, l’enfouissement de l’avenue Charles de Gaulle… et l’avenir avec l’Expo internationale de 2025, la recette miracle des territoires, le comportement exemplaire de l’homme politique moderne (sous-entendu incarné par lui)… un nouveau modèle de croissance…

Le discours d’auto complaisance ronronne gentiment. Homme de la situation sa candidature est tout à la fois le fruit d’une intuition, propose une dynamique

et même, chose étonnante pour un candidat, un projet politique (sic, ces mots étaient projetés sur l’écran).

L’orateur ne parle que de lui, de ses idées, de ses projets, de sa famille. Pas un mot sur son engagement politique, pas un mot sur le bilan du président sortant… du Fromantin, du Fromantin et encore du Fraomantin. Il est seul au monde !

La soirée s’étire, les premiers spectateurs commencent à quitter la salle… je les ai suivi. Habitué aux réunions politiques de tous bords, ce discours c’est la centième fois que je l’entends. Rien de neuf, rien de vibrant, la tirade du chevalier des Sablons, c’était morne plaine. Applaudissements polis, mais peut-être que l’excès d’enthousiasme ne fait pas comme il faut dans le monde discret des zélateurs du maire candidat à tout.

Un point intéressant : les soutiens politiques dont bénéficie le candidat. Tout d’abord Patrick Devedjian, président du CG92 mais surtout l’homme qui a soutenu la candidature Fromantin aux municipales et puni les UMP dissidents. Anti sarkozyste notoire son aide allait de soi. Ensuite Jacques Gautier, sénateur, mais aussi l’homme qui avait expliqué à l’ancien conseil municipal (dirigé par Louis Charles Bary) qu’il fallait baisser pavillon et adouber l’inconnu JCF. Puis le maire de Sceaux, la maire UMP du 17ème et Philippe Rodriguez, délégué du parti radical à Neuilly. Je dois dire, à ma grande honte que, bien qu’habitant dans notre bonne ville depuis quelques décennies, je ne savais pas qu’il y avait un parti radical. J’aurai au moins appris une chose ce soir-là !

Quant à la presse, elle était absente ; maintenant que Nicolas Sarkozy n’est plus président, ses opposants n’ont plus de valeur marchande et ils retombent dans l’anonymat. Les éclairages TV et le crépitement des flashs n’illuminaient pas la salle.

Le nouveau souffle qui justifie la candidature de notre héros m’est apparu comme un mol zéphyr.

 

Signé FUREX

Edito

J’AI BESOIN DE VOS SOUS

 

Quelle journée ce 15 avril ! En dehors du marathon de Paris, deux évènements m’ont intéressé. Le premier est bien sûr le meeting du candidat Sarkozy place de la Concorde. On annonce 120 000 personnes… c’est un minimum. Belle organisation, discours forts, enthousiasme de personnes de tous horizons heureuses de se retrouver entre amis ou tout au moins entre individus en communion d’idées. Des jeunes à foison et un rayon de soleil. Réussite totale.

Second évènement de la journée. En revenant de la place de la Concorde, je trouve sur ma boîte mail la lettre du candidat Fromantin, candidat à la députation.

Voilà au moins un homme qui ne cache pas son jeu. Il faut bien reconnaître à notre Grand Mère une qualité : l’ambition a tout prix, maintenant et ici. Pendant que le président candidat s’époumone a essayer de sortir notre beau pays d’affaire, son inconnu successeur ne pense qu’à continuer sa petite ascension au sein des institutions françaises.

Une liberté, un souffle nouveau, voilà le programme. Voilà des bonnes idées nouvelles, des mots que l’on n’avait jamais entendus. Notre candidat est en train de confondre deux choses : un député, courroie de transmission d’une volonté populaire (en principe) et un chef de parti, un homme qui propose une évolution du pays. Lequel parle ?

Ce dont on a besoin, à Neuilly comme ailleurs, c’est d’hommes solides, engagés et qui respectent leurs paroles. Oui je sais c’est un peu utopique. Un comité de soutien des élus de la mairie de Neuilly pour la candidature de Nicolas Sarkozy a été lancé par Michel Deloison. Cette initiative n’a – apparemment – pas inspiré JCF. C’était l’occasion pour ce dernier de faire preuve d’engagement auprès du président sortant. Quoi ! Soutenir un Sarko, pouarc quelle horreur… et de demander à ses petits camarades qui avaient naïvement cru à leur liberté de pensée de retirer leur adhésion à ce comité de soutien. Habile pilote de sa destinée, il préfèrerait un petit poste sans étiquette, ce qui lui permettrait de valser à la Chambre selon la musique qui s’y jouera. Et cette élection à la députation, que certains voient déjà dans la poche, n’est pas encore dans sa poche. Imaginons un instant que monsieur Guéant décide de se présenter à Neuilly plutôt qu’à Boulogne. Comme le lui avait dit le Président au cours d’un fameux dîner de juillet 2007 : “une élection ça se gagne, ça se perd… il ne faut pas en tirer de conclusion“. Sous-entendu, il ne faut pas se prendre pour le phénix de ces bois quand on a gagné.

Quant au président de parti, on voit avec les candidats à la présidentielle ce que sont les responsables de groupuscules.  ! Donc TeM/UMP, pas le même combat. Et à la tête pas les mêmes hommes !

Nicolas a besoin de nos voix, Mère Grand n’est pas là. Pour le moment le “candidat à tout“ a besoin de nos sous ! C’est un souffle qui n’est pas très nouveau.

 

Signé Furex

 

 

 

Edito

MAUVAISE PRESSE

 

Le compte à rebours a commencé. La déclaration de Nicolas Sarkozy concernant sa candidature est le jour 1 de la course à l’Elysée. Enfin le super meeting de Villepinte a été le vrai coup d’envoi de la campagne des présidentielles (voir l’article en rubrique politique). Regroupement et confiance à droite, inquiétude et dérapage à gauche. Avec sa formidable connaissance du monde politique, Nicolas Sarkozy a jeté un joli pavé dans la mare des certitudes entretenues par une presse pour le moins tendancieuse. La critique permanente, mensongère et partisane de la plupart des médias français – qui ont fort peu relaté la remarquable réunion du dimanche 11 mars -  n’a pas eu l’effet escompté, Nicolas Sarkozy est toujours bien présent et attire les foules.

 

Depuis cinq ans, s’il y a une profession qui ne s’est pas trouvée grandie, c’est bien celle de journaliste, pourtant beau métier si il en est ! Avec une petite niche fiscale à l’appui : 7 650 Euros déductibles du revenu. Ce n’est pas le bout du monde mais ça ne mange pas de pain ! On trouve toujours ça et là d’honnêtes et courageux professionnels qui ne confondent pas information et bourrage de crâne. Ils ne sont hélas pas légion.

L’émission de la belle Ferrari, “Paroles de Candidat“, du lundi 12 mars a été l’occasion de se délecter de la médiocrité de certains d’entre eux, à commencer par la présentatrice et sa question archinulle sur le financement de la campagne de son invité par Khadafi en 2007. Le monsieur envoyé par le Point a été lui aussi particulièrement inexistant. Le trac du plumitif devant une caméra est probablement à l’origine de sa piteuse prestation. Je ne connais pas une personne qui ait compris quel était le sens de son intervention. Dans le domaine du débat en direct, pour affronter Nicolas Sarkozy il faut être sacrément pro si on ne veut pas se retrouver dans les cordes… donc bien vérifier ses sources, ce qui est la base du vrai journalisme.

Autre remarque sur certains(es) représentants de cette auguste . profession :la petite Pulvar par exemple. J’ai regardé la mise en accusation télévisée de JF Copé dans l’émission “on n’est pas couché“. Véritable petit Fouquier-Tinville, elle s’est comportée comme une porte parole du PS et non comme une journaliste. Ce qu’elle n’est peut-être pas en fait. Après renseignement – je ne l’avais jamais particulièrement remarquée – il paraît qu’elle est la petite copine d’un autre accusateur public, mais politique cette fois :  le fantasque Arnaud Montebourg. Imaginons l’inverse, l’amie ou l’ami d’un personnage important de l’Etat (de vilains droitistes) participant à des émissions politiques. “On veux des têtes“ clameraient les bien pensants. Malgré son désagréable comportement, ne souhaitons  pas à cette pauvre fille le même sort que le personnage avec qui elle est comparée.

Par contre, ou en revanche (au choix) l’anti-sarkozysme systématique de la presse a bien profité à notre grand mère. En effet, celui-ci manifestant au mieux un dédain pour son illustre prédécesseur est devenu, pour certains journaux, un personnage intéressant. Vous pensez, celui qui a pris Neuilly, “le bastion à Sarko“, le débine dès qu’il peut, se fout de l’UMP comme de sa première chemise, crée son propre parti pour bien montrer sa différence avec le chef de l’État, copine avec Delanoé… Pense t-il que c’est pour ses dons exceptionnels que l’on s’intéresse à lui ? Candeur naïve, mère-grand. Si la presse parle de vous ce n’est que pour être désagréable avec le Président et non pour glorifier vos actes qui ne sont que de légères bulles que le vent virevoltant emportera au loin.

Vous n’existez que par Sarkozy, mais vous ne vous en rendez pas compte ! Méfiez vous, ô homme inexpérimenté, de cet amour subit et de ces cadeaux empoisonnés (les articulets que l’on peut lire ici et là).

Timeo Danaos et dona ferentes !

A méditer grand mère.

 

Signé Furex

 

Edito

A L’OUEST RIEN DE – BIEN – NOUVEAU

 

Le Furet avait décidé d’hiberner… jusqu’à l’élection présidentielle.

En effet la raison d’être de notre petit animal de compagnie est d’accompagner la vie de Neuilly, de la commenter et, le cas échéant, causer de son illustrissime maire et non de faire de la politique (de la vraie). Notre vœu pieux a du céder la place à l’actualité. Non qu’il se passât des évènements de première grandeur sur les 373 hectares que comporte le “territoire“ de notre élu mais celui-ci continuant de jouer des coudes, il plait d’honorer ses efforts.

 Dans le domaine “je m’voyais déjà en haut de l’affiche“ la nomination de JCF comme Elu Local de l’Année 2011 est, pour notre petite cité, le non-événement le plus drolatique de l’année passée. Soit il n’y avait vraiment, mais alors vraiment personne à honorer, soit il s’agit d’une erreur de listing (ça arrive plus souvent qu’on ne le croit). Pour quelle raison le génial (ou funeste) aménageur du vaste territoire  de Neuilly (373 hectares) s’est retrouvé distingué ? Peut-être pour le remarquable aménagement de la rue Ernest Deloison et ses embouteillages qui font se détourner plusieurs bus 43 les bons jours. Dernier fait divers en date, et rajouté in extremis dans cet édito : il suffit d’une voiture pas très bien garée, le bus ne passe plus et c’est un blocage de 25 minutes de cette rue commerçante avec concert de klaxons, intervention – efficace – de la police municipale, évacuation en marche arrière des véhicules immobilisés… (le 15 février de 16h20 à 16h45).

Oui, rien que pour une telle réussite (prévisible, le furet avait annoncé les défauts du projet dès le test sur place) cette nomination est bien méritée. Mais peut-être l’augmentation des impôts locaux, ou le retard phénoménal de l’ensemble Sainte Anne ont également été pris en considération. Dieu seul le sait !

Et en parlant de Dieu, que penser de la grande nouveauté de l’année 2012 : les vœux du maire transformés en grand messe à son intention. Ça il fallait vraiment le faire dans un pays laïc. Remplacer les petits fours au profit d’une messe, fût-elle de Mozart, est une idée farfelue. Aménager la salle des sports de l’Ile du Pont, faire venir un orchestre, un chœur, 4 chanteurs solistes a dû “coûter bonbon“. Il serait intéressant de connaître le montant de l’économie réalisée ! Le répertoire musical est suffisamment étendu, ne serait-ce que dans l’œuvre de Mozart, pour proposer quelque chose d’un peu plus festif. A moins que notre maire, dont les ambitions politiques croissent sans cesse, ne recherche un appui du Très Haut pour l’aider à gravir les marches de la gloire ?

Voilà donc en ce début d’année les rares faits dont le Furet peut causer. Il n’a pas vraiment grand-chose à se mettre sous la dent, notre pauvre petit mustélidé. Juste de quoi rire à la santé de notre maire.

Finalement ce n’est déjà pas si mal.

 

Signé Furex

Edito

NEUILLY AVANCE ?

Le numéro 13 de “vivre à Neuilly“, l’organe de propagande de la municipalité actuelle, comporte un dossier (qui fait également la couverture) sur le thème original de : LA VILLE AVANCE. Ben heureusement ! On ne paye pas des élus et des fonctionnaires pour que notre cité recule. C’est un constat un peu benêt. Par contre l’article, qui se veut “dans le coup“ en utilisant de grandes photos en noir et blanc rate complètement son effet. Une bonne idée graphique mal réalisée. Le noir et blanc est aujourd’hui très difficile à imprimer, les rotatives et autres machines quadri sont calées pour faire de la couleur. Résultat, en parcourant ce dossier on a l’impression de feuilleter une publication bon marché des années d’après guerre, un peu triste, nostalgique. Loin de l’idée porteuse d’avancée on fait dans le rétro. Furex s’est amusé à commenter chacune de ces souvent tristes, sombres et empâtées photos souvenir.

- Page 5, ces pauvres minots ne respirent pas la joie. C’est statique… ça n’avance pas.

- Page 6, gloire aux 120 mètres de pistes cyclables. C’est pas terrible mais il faut un début à tout. Photo en bas de page, un méga argument des municipales : le stationnement à 5 euros !  Prévu à 10 euros par la précédente municipalité, l’argent récupéré devait servir en partie au financement du parking de l’avenue du Roule. La différence sera payée par l’impôt (qui lui avance bien : + 23% en 3 ans, no comment).

- Page 7. Enfin JCF le maire dans ses œuvres. On le voit ici entouré d’une foule attentive… 7 personnes. Si l’on enlève le directeur des Services Techniques et Mme de Lesquin du Plessis Cassot il en reste 5 ! On a connu mieux avec NS.

- Page 8, une jolie maman, bien neuilléenne qui découvre enfin le plaisir de vivre dans une ville arborée, aux espaces publiques attractifs. Des arbres et des jardins à Neuilly ? Ça c’est vraiment nouveau.

- Page 9 : le grand sujet : la propreté de la ville. Nettoyage tous les 4 jours contre une action journalière avant l’an 1. Une flopée de matériels tous plus bruyants les uns que les autres. La pollution sonore avance à Neuilly. En bas de page trois mots sur les seniors…

- Pages 10 et 11. Comment on s’attribue les chantiers et décisions prises par le précédent Conseil Municipal. Avec 3 ans de retard et de sacrés suppléments concernant Sainte Anne.

- Page 12. Le Neuilly Lab et Neuilly nouveaux médias… c’est gentil, espérons que c’est réellement utile. Le propre des créateurs d’entreprises est de savoir se débrouiller tout seuls, mais un petit coup de main pourquoi pas ?

- Page 13. Le sport sur une demi page seulement. A part le “contest des trottinettes“ tout existait avant : Forum des sports, 10 km de Neuilly, Grand Prix cycliste, Trophée de Golf. Quant à la bourse Jean Mermoz c’est le nouvel habillage de l’ancienne “Bourse de l’Aventure“ créée il y fort longtemps par le regretté Philippe Grange. Merci donc à l’ancienne direction des sports. Enfin du vrai neuf : le Conseil Municipal des Jeunes. Il est vrai que Louis Charles Bary et les jeunes ça faisait 2.

Nous allons passer quelques pages afin de ne pas être trop fastidieux, nous allons passer sur l’Axe Majeur et sur le budget “rigueur et ambitions“ qui, avec l’augmentation des impôts, fait sourire pour terminer par cette superbe photo d’une caméra de surveillance. Si le maire se penche aujourd’hui sur cette nécessité de contrôle c’est bien grâce à l’opiniâtreté d’Arnaud Teullé et des membres du G8. Enfin la décision d’armer la police municipale est une décision qui peut s’avérer lourde de conséquences. Enfin en cas de bavure c’est le maire qui trinque… si c’est son choix !

Quant au reste de l’actualité municipale, nous n’avons pas trouvé grand chose à nous mettre sous la dent. La ville commence à ronronner, l’état de grâce s’effrite. Le maire à déjà d’autres projets pour sa carrière. Mettre en mouvement son parti politique doit être très prenant.

Signé Furex

Edito

DOUCE FRANCE

Notre cher maire qui fait dans tous les poncifs n’en loupera donc jamais une. Son maître mot est comme tous s’en rendent compte : la mondialisation. Maire et modeste conseiller général il pourrait s’occuper de sa ville ou tout au moins de son canton. Que nenni, seul le monde est digne de son esprit fécond. Un visionnaire à l’instar de Ferdinand Lope. Lequel avait au moins l’avantage d’être drôle.

La mondialisation est devenue la tarte à la crème de tous ceux qui, doctement, nous exposent leurs idées, toutes plus intelligentes les unes que les autres.

C’est aussi la tarte à la crème, le bouc émissaire des mal voyants économiques ou politiques, l’excuse à toutes nos incapacités et à notre inertie. Il faut remettre les choses à leur place et utiliser les bons mots à leur place. Et, en toute modestie, le Furet s’efforce d’aider à clarifier les choses.

 

Tout d’abord, la mondialisation a toujours existé. Déjà nos ancêtres néolithiques commerçaient des haches en jadéite ou des lames de silex du Grand Pressigny à travers le monde qu’ils connaissaient, soit en gros l’Europe actuelle. Plus tard Alexandre le Grand, les Romains, les Vikings, les Normands ont tissé des liens avec les terres lointaines d’Afrique, d’Amérique et d’Asie, liens culturels et surtout commerciaux. Enfin avec le XVIe siècle et la découverte des Amériques, le monde était connu et les galions, puis les grands voiliers, échangeaient de par le vaste monde. Les caravanes chargées de soie, d’épices et de pierres rares ont transporté pendant deux mille ans au moins les richesses du monde. Dans un sens comme dans l’autre. L’occident était leader dans ces échanges, et c’est nous, européens ou américains qui donnions le “la“ à l’activité mondiale. Donc le fait de “mondialisation“ n’est pas nouveau. Ce qui a changé est que nous ne sommes plus les maîtres absolus de ce gigantesque manège. Le pouvoir est désormais partagé et notre douce France doit se remuer un vieux coup. Enfin, nous avons été les promoteurs de la puissance grandissante de pays a qui, par fainéantise ou goût du profit maximum, nous avons abandonné des parts entières d’activité qui ne nous paraissaient plus assez nobles pour nos pays hyper évolués. Merci, entre autre, à toutes les grandes surfaces qui ont acheté des produits de pacotille qu’elles pouvaient vendre à vil prix, engrangeant de sacrées marges au passage. “Regardez mes lots de T shirts à 10 balles les 5“. Avec un double résultat : les acheteurs bernés par des articles d’exécrable qualité et le saccage d’une part importante de nos industries. Sous le double satisfecit de la droite comme de la gauche.

Manque de pot, ceux qui nous vendaient hier des sacs de riz, des pelles de jardin qui se tordaient au premier usage ou des réveils en fer blanc se sont développés et nous proposent aujourd’hui des voitures, des ordinateurs, la quasi totalité des médicaments génériques et demain des avions et des fusées. C’est là qu’intervient le phare de la Jatte, la lumière de l’Axe Majeur, le grand timonier de l’industrie française, le grand penseur neuilléen, le seul homme qui ait tout compris : Jean Christophe Fromantin. Et que propose-t-il notre visionnaire ? Une exposition universelle. Pas moins ! Pour 2025/2030. Ben on a intérêt à trouver des solutions de survie d’ici là parce que cette expo se fera sur les décombres fumants de notre belle capitale et de son Axe Majeur déglingué. L’idée en soi est plutôt sympathique mais ne résoudra en rien nos problèmes actuels. Ni même futurs. Que seront la Grèce, l’Irlande, la Suède l’Inde, le Venezuela ou notre pays alors ? Quels seront les besoins du monde global dans ces années tout à la fois proches et à des années lumière de nos préoccupations actuelles ?

Enfin cela permettra  aux pays les plus forts de nous inonder un peu plus de leur savoir faire. Et qu’aurons-nous à mettre en face ? Nous fixerons nos axes de croissance*, (ça veux dire quoi ce verbiage pompeux), nous reconfigurerons nos territoires* (c’est Jules César qui cause ou Attila), nous réveillerons la culture* (qui a déjà foutu le camp hors de nos frontières) et enfin nous miserons sur les nouvelles technologies* (que seront-elles alors) et ce à l’échelle du Gross Paris ! Mais où ? Un coup à Aubervilliers chez les copains coco de notre maire, à Clichy Montfermeil, à Neuilly-sur-Seine bien sûr et pourquoi pas à Marseille, Lyon ou Tahiti. Ce sera un éclatement vertigineux de cette exposition alors que le principe même d’une manifestation de ce genre est de concentrer en un même endroit tous les exposants et toutes les richesses proposées.

Une bonne idée qui fait mousser son auteur lequel se voit déjà maitre d’œuvre.

Une fois encore le problème de fond est dans l’action immédiate, dans la faculté d’adaptation de nos dirigeants. Le monde moderne n’attend pas. Il se modifie chaque jour sous nos yeux. Si l’on veut garder notre douce France, c’est aujourd’hui qu’il faut agir… pas dans 20 ans.

Signé FUREX

* dixit l’interview du Point

Edito

BONNES VACANCES A TOUS

 

Bonnes vacances à tous, Monsieur le maire compris. Espérons que cette période de détente physique et intellectuelle lui apporte sagesse et modération. Pour lui, comme pour les membres de notre Conseil Municipal qui ont voté sans barguigner une décision très choquante pour les neuilléens :

La décision n° 45 du conseil du 28 avril qui permet au maire d’augmenter la densification des constructions de 20 à 30%. (lire à ce sujet l’article côté cour).

La spécificité de Neuilly est d’avoir su, par maires interposés, résister au bétonnage et éviter de tomber dans les travers de nombreuses villes voisines. C’était une vision intelligente de la cité qui aurait dû servir de modèle ou tout au moins de laboratoire à une urbanisation raisonnée sinon raisonnable.

Seuls les élus du G8 se sont élevés contre cette décision qui va faire la joie des promoteurs avec, à la clé, un renchérissement de la moindre parcelle constructible, sans parler de la démolition des petits immeubles ainsi qu’une augmentation significative du coût du m2 construit.

 

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Ne soyons pas trop méchants avec notre maire et conseiller général, chaque jour lui rappelle la dure condition d’élu. N’est pas le chevalier Ajax qui veut ou qui peut. Le tour de France à la voile c’est une promenade de santé à côté de la vie politique. Donc, bonnes vacances, chers élus qui tenez les rennes de notre bonne ville.

Bonnes vacances à tous, chers lecteurs de ce vilain petit furet qui n’est aux ordres de personne. Oublions un instant les discussions stériles sur la mondialisation, l’Axe Majeur, la pollution galopante, le CO2 en expansion permanente.

Ayons une pensée pour nos ancêtres d’il y a 300/400 000 mille ans, époque où le niveau de la mer était de 30 mètres au-dessus de l’actuel ou encore il y a cent mille ans, lorsque l’on allait à pied sec de la petite Bretagne à la grande ! Sans pétrole, sans nucléaire, sans tourisme…

Ayons une pensée pour le nucléaire, procédé diabolisé mais infiniment plus propre que l’utilisation des hydrocarbures, aujourd’hui jeté aux orties sans que personne ne puisse affirmer sérieusement par quoi il sera remplacé. “on verra bien“ disent les écolos allemands (qui vivent avec une partie d’électricité française, donc nucléaire).

Ayons une pensée pour ce qu’a coûté en vies humaines l’avènement du pétrole, tant en cancers, qu’en tués sur les routes où qu’en morts lors des deux dernières guerres dont l’ampleur n’a été possible que par l’utilisation du moteur thermique.

Ayons une pensée pour l’évolution des besoins des humains dans tous les domaines : voitures, tourisme, surchauffage central, production de masse… l’industrie s’est développée pour proposer puis pour suivre une demande galopante. Nous sommes loin du nomade ou de l’indien Sioux qui ne possédait que ce qu’il pouvait emporter sur lui et sur son cheval. Encore que dans ce domaine le bobo parisien ou neuilléen peut s’offrir à prix d’or – et Dieu sait s’il est cher aujourd’hui – une semaine dans un super tipy avec eau courante et tout à l’égout.

Et comme cette vacance intellectuelle offerte par les vacances d’été laisse le cerveau libre je propose trois petits sujet destinés à entretenir nos petites cellules grises :

- Réfléchir aux conséquences du bétonnage de Neuilly

- Allez voir, pour ceux qui restent à Neuilly, l’état de la “moquette“ du terrain de football du stade Montclar. Je n’en dis pas plus, allez faire un tour et constatez la déchéance du sport à Neuilly.

- Enfin, dans le domaine politique, quelle va être la position de JCF lors des prochaines élections présidentielles (où il n’es pas impossible qu’il soit également dans la course, cf le site www. Fromantin2012.org, ou fr, ou com)? Où un opportunisme bien compris va placer notre providentiel héros?

Retrouvons-nous fin août pour le départ d’une nouvelle course.

Signé Furex

Ne m’en veuillez pas de la photo de cette superbe plage probablement noire de monde cet été. Elle remplace un long discours sur la mondialisation, l’urbanisation, l’industrialisation, etc.

 

 

LES VRAIS TALENTS DE NEUILLY

Le bruit des canons s’est arrêté. Notre maire siège benoîtement au CG comme conseiller de base. Tout le monde est parti en vacances, tout le monde est revenu. Les élections cantonales sont déjà oubliées. Les réalités, elles, sont toujours présentes.

Ainsi de la propreté de notre ville. Le Furet espérait que ce sujet était clos. Hélas trois fois. Avec un système de lavage mal adapté, notre ville est de nouveau sale (il est vrai moins que Paris, le grand modèle de notre maire).

Ecrire sans cesse sur le niveau de propreté peut paraître lassant mais demandez au premier quidam rencontré dans la rue ce qui cloche à Neuilly : “Les trottoirs sont dégueulasses“ me disait un brave homme devant l’Eglise Saint Pierre il y a quelques jours.

L’envoi de la “furette de Bagatelle“ tombe à pic. Nous sommes allés voir. En faisant un tour de quartier derrière les deux laveuses, celle de rue et celle de trottoirs et de son pauvre esclave qui doit arpenter le bitume à trois kilomètres à l’heure et nous avons vu !

 

Nous avons vu avec consternation que tout l’argent dépensé ne sert pas à grand-chose. Que ces belles machines polluantes (ont elles le label Euro 5 ?) ne valent pas le coup de balai habile du balayeur municipal, associé à un caniveau où court une onde purificatrice. Les photos que vous pourrez voir dans côté jardin ont été prises 6 minutes après le passage de la machine et de son esclave arroseur. Aucune fiente de pigeon n’est partie mais bien au contraire, revigorée par ce frais bain de jouvence, ces amas desséchés ont repris vie et ont transformé le trottoir en patinoire. Remarquez le résultat est artistique. Qui pourrait croire que la photo ci-dessus représente une portion du bitume de Bagatelle et non un Jackson Pollock ? Tout y est. Les couleurs, le “dripping“ ainsi que le “pouring“, techniques utilisées par le célèbre peintre champion de “l’Action Painting“.

Les culs de nos pigeons ont du talent ! Mais ma ville, qui est aussi ma vie est dans la m…. Et oui JCF a modernisé Neuilly à sa façon. Grâce à l’inefficacité du système de lavage, nos trottoirs deviennent momentanément des œuvres d’art. Œuvres éphémères car une fois le sol sec les couleurs s’affadissent, les contrastes s’estompent, il ne reste plus que de sordides crottes de pigeon. Sic transit gloria mundi. Quelle chance pour les neuilléens qui, les ingrats, ne s’en rendent même pas compte.

Pour revenir au sérieux de la chose il est bien dommage que le maire ne mette pas autant d’énergie à régler ce problème de propreté qu’il en a mis pour se faire élire conseiller général. Il pourra toujours amuser l’hémicycle, là-haut à Nanterre, en expliquant à tous ses béotiens de collègues comment il a transformé le pavement local en galerie d’art moderne.

Signé Furex

PS. Au fait j’ai oublié de remercier nos braves pigeons de leurs talentueuses productions croupionnaires.

Edito

O COMBIEN DE MARINS, COMBIEN DE

CAPITAINES SONT PARTIS JOYEUX…

 

Bonne nouvelle, le Furet augmente son audience, lentement mais sûrement. Sans moyens financiers mais avec conviction, notre petit canard underground s’étoffe. Désormais pile et face cèdent la place à côté cour, côté jardin. Côté cour, à tout seigneur tout honneur, est destiné au maire, à ses actions, ses paroles et ses nombreuses ambitions….bref tout ce qui fait de lui un homme politique qui, après s’être présenté comme l’homme de “la politique  autrement“, tombe dans la banalité. Côté jardin c’est, bien sûr, ce qui se passe dans notre ville (pour l’instant, hélas il n’y a pas grand chose à raconter), mais peut-être qu’un jour il y aura du grain à moudre : comme le dépassement de budget de Sainte Anne ou ce que deviennent les terrains du Pont de Neuilly dont personne ne parle depuis 3 ans. Également, un nouveau credo des animateurs du Furet dans qui sommes-nous. Et enfin notre petite chérie, Alice au Neuilly d’émerveille. Un portrait, pas gentil gentil  mais ô combien réaliste, des zélateurs et du noyau dur qui soutiennent actuellement le maire/conseiller général. Bonne lecture de ce fouineur de Furet qui égratigne mais ne flingue pas. Et pourtant, avec toutes les informations que l’on nous fournit aimablement, et de tous bords, le Furet pourrait se montrer assez méchant. C’est un micro média qui s’interdit l’aigreur, la rancœur et la médisance à l’inverse de bien des blogs et sites où la méchanceté et la distorsion de la réalité prennent le pas sur l’information ou l’humour.

Quant à vous monsieur le Maire, vous n’avez qu’une chose à faire, c’est de bien vous occuper de votre ville… Vous allez voir les Neuilléens ne sont pas des gens faciles… une élection se gagne, une élection se perd, il ne faut pas en tirer de conclusion…“

Paroles prononcées par le président de la République à l’intention du maire de Neuilly fraîchement élu, lors d’un repas à huis clos ayant eu lieu au théâtre de Neuilly en Juillet 2008, devant 300 participants qui peuvent attester de ces paroles.

Une façon de dire qu’il ne faut jamais trop se pavaner, ou se désoler d’un résultat électoral… surtout à Neuilly-sur-Seine.

Pour l’instant, les zéphires sont favorables et l’on pourrait chanter à l’oreille du maire : va petit mousse, le vent te pousse.

Un exemple proche : la brève croisière d’Olivier de Chazeaux. Encore un homme qui voulait réformer la politique. Maire de 1995 à 2001 et député de 1997 à 2002, qui se souvient de lui ? Une superbe croisière qui s’est terminée dans la vase. Ah ces électeurs, quelle inconstance… ou quelle perspicacité. Las des beaux mots et des envolées prometteuses, les levalloisiens sont retournés à l’efficacité. On peut certainement reprocher beaucoup de choses à Patrick et Isabelle Balkany sauf d’avoir ravi la cité aux mains d’une équipe communiste et d’en avoir fait la ville agréable que nous connaissons. Aujourd’hui, même scénario. Si JCF est tout juste connu dans les murs de la ville, Arnaud de Coursons de la Villeneuve est un inconnu total… élu sans difficulté. Ce qui confirme les mots du Président et le côté aléatoire de la politique.

Avec une remarque sociologique: à Levallois on aime bien la particule.

Donc voici nos patrons pêcheurs de voix au CG 92 désirant créer un groupe (uscule) mais, jusqu’à présent, Patrick Devedjian ne l’entend pas de cette oreille. Premier écueil. Attention la “mare politicum“ en est pavée. On peut se retrouver à sec assez facilement

Voilà deux villes représentées par des conseillers de base, sans expérience et un poil fanfarons. Qui aimeraient bien voguer vers d’autres aventures. Avec une probabilité qui ne manque pas de sel : la réforme territoriale qui interviendra pour les prochaines législatives risque de mettre face à face les copains d’aujourd’hui. De la terre ferme, la course sera rigolote à suivre.

Signé FUREX

Edito

VICTOIRE SANS GLOIRE

 

Toute victoire est bonne à prendre et il ne s’agit pas de revenir sur le résultat d’une élection qui s’est déroulée avec son lot de vexations, de crachats et d’insultes envers les candidats (sans compter le Président de la République  et son épouse, tout le monde y passe quand le fiel déborde), c’est la nouvelle manière à Neuilly depuis les municipales de 2008. Certains bureaux de votes ont connu des soucis, la police a même dû intervenir. Bref cela n’entache pas l’aura du maire/candidatàtout qui a été élu avec un pourcentage honorable, 70,24% des votants.

C’est là où le bât blesse.

 

 

Il en est des élections comme des matches sportifs. Il y a de beaux matches et des matches moches. Il y a un gagnant et un perdant.

Il faut toujours savoir relativiser les choses. Le nouveau conseiller général, heureux et on le comprend, a quand même du faire le constat de la légèreté, quelquefois insoutenable, des électeurs. Parce que 70% de 37,13 % de suffrages exprimés, ce n‘est pas la gloire.

Comme le candidatàtout a lui même fixé les règles en précisant qu’il voulait un test de popularité après trois ans d’exercice du pouvoir, il ne doit pas être autrement réjoui. Parce que, en calcul, 70% de pas grand-chose, ça ne fait pas grand-chose !

Côté électeurs, 1 sur 4 seulement – au second tour – (1 sur 5 au premier tour) est venu soutenir le maire/candidat. Ce n’est ni un plébiscite, ni un raz de marée, c’est petit bras… mais c’est victoire quand même.

Pire, le taux d’abstention du canton nord de Neuilly est un des plus bas du département. Avec 61,62%, la ville est loin au-dessus (ou plus bas comme on veut) des 55% en national ou des 49,43 du Plessis Robinson (UMP). Même Levallois Sud, où le nouveau pote de notre maire a été élu, l’abstention était inférieure à celle de Neuilly (56,07%).

Brèfle, comme disait l’adjudant de ma compagnie, le test de popularité est un plouf. Le résultat est sans appel. Ce n’est pas de la rancœur, ni une quelconque mauvaise foi, c’est le constat brutal des faits, comme dans tous les articles du Furet. Constatation et analyse, tels sont nos critères de rédaction.

Pour en revenir à notre maire, il n’a en rien progressé dans ce canton qui lui est particulièrement favorable. Pour faire court, un calcul simple, tenant compte des chiffres des municipales 2008 comparés à ceux des toutes récentes cantonales, montre que sur le canton nord le même homme a perdu environ un millier de voix. C’est bien sûr à la louche mais le Furet vous donnera, sur demande, les chiffres afin que chacun puisse faire ses opérations lui-même.

Maintenant le score de Marie-Cécile Ménard et de son suppléant ?

Une constatation s’impose. A Neuilly la machine de guerre UMP est grippée. Comme Jean-Christophe Fromantin l’a lui même indiqué, le score aurait dut être plus serré. Une fois encore, la légèreté des électeurs en général et des neuilléens en particulier a fait son œuvre. Lors des présidentielles, on votait à plus de 88 % pour Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui les mêmes brûlent celui qu’ils ont encensé. A Neuilly comme ailleurs, l’argent et l’éducation n’y font rien, on attend toujours le faiseur de miracles… passant de Saint Nicolas à Saint Jean-Christophe.

Et Marie-Cécile qui n’a pas son engagement UMP dans sa poche a pâti de ce rejet. Elle a été impliquée et efficace et ne s’est pas occupé d’agrandir son territoire ni d’asseoir son pouvoir. Elle ne s’est pas autopropulsée devant les médias. Elle est loin de la mondialisation, et s’est intéressée à Neuilly tout simplement. Entre le savoir faire et le faire savoir, les électeurs du 27 mars ont hélas choisi. Il faut espérer que ce changement ne sera pas trop préjudiciable à notre bonne ville.

Le jour de gloire étant arrivé, la modestie bien connue de JCF a totalement disparu. Si l’on en croit les journaux, le nouvel élu aurait annoncé dimanche soir  son intention de “redonner ses lettres de noblesse à la politique“. Pas moins. Il faut quand même une solide dose d’inconscience pour proférer de telles paroles. Quoi qu’avec son nouveau copain de Levallois, Arnaud de Courson de la Villeneuve, il s’approche de la noblesse. Ça doit lui tourner la tête.

Mais comme nous sommes de vrais sportifs, nous nous devons de féliciter le vainqueur de la toute récente course d’obstacles.

Prochaine manche dans un an… entrainement dès demain.

Signé FUREX